04/11/2018
Au monde, ce qu'accoucher veut dire, une sage-femme raconte ...
en cinq ans on a le temps d'en lire des livres, on a aussi le temps de faire mille choses et la liste est longue. En ce qui concerne mes lectures j'ai toujours le même rapport avec les livres. Je les aime entre mes mains et puis soudain il faut que je les lise, un par un, ou tous à la fois et là c'est toujours le drame. Un livre qui attend sous une pile d'autres livres à lire ou commencés mais pas terminés. Bref, avec moi les livres n'ont pas la vie facile !
Et puis arrive le livre de Chantal Birman, acheté d'occasion sur internet par belle-maman. Et là arrive ce qui devait enfin arriver ! Les pages du livre me prennent dans leurs pages comme une couverture toute douce et chaude. Je me laisse embrasser par ce livre et je mets ma tête tout entière dedans. La couverture a comme un effet de massage sur mon dos. J'ai l'impression d'être une sportive de haut niveau qui endure l'impossibilité de s'arrêter de lire. Il me faut donc une bouteille d'eau et de quoi marquer les pages et prendre des notes.
Je me rappelle avoir été choquée, voir impactée par les mots que Chantal Birman emploie dans ce livre et dès le début j'ai l'impression qu'on m'attrape par les épaules, qu'on me maintient assise pour me mettre face aux maux de ces femmes dont elles parlent dans ce livre si bien écrit. Madame Birman parle de froideur pour décrire l'annonce de certaines vérités données par le corps médical. Et tout de suite j'ai l'impression que ce monde médical est fermé aux mots qui traduiraient les émotions des patientes. Tout de suite je sens que le corps des femmes est maintenu pour être impacté par des mots scientifiques sans amour, impacté par le froid pour mieux maîtriser cette chaire qui n'est alors plus un corps mais juste un bout de chaire qu'on vient tatouer à vif avec des mots protocolaires.
Dès le début du livre Chantal Birman lève le voile sur cette part d'ombre.
Dès qu'il y a de l'ombre ça m'intéresse de m'y poser et d'observer. Et autant vous dire que tout au long de ce livre on a envie de se poser à l'ombre pour le lire mais aussi pour pleurer sans être vue. Parce que l'autrice de ce lire met ses tripes sur la table. Et c'est votre cœur à vous qui sera saisit par tant de courage, tant de volonté à parler de l'accouchement sous toutes ses formes.
Chantal Birman vous prend toute entière pour vous livrer des choses que les femmes doivent toutes savoir avant, pendant et après avoir accouché. Ce livre est un chuchotement de bon sens amené à quelques millimètres de votre oreille. Je me suis entendu lire à haute voix et pleurer toutes les larmes de mon corps. Tout ça sous une couverture dans mon salon, la nuit tard pour être sûre que personne n'allait me voir pleurer. Résultat tout le monde le sait maintenant ! Et c'est aussi ça ce livre, des litres de larmes.
J'aime ce livre parce que Chantal Birman affirme des choses qui vous feront vous lever ! C'est tout ça que j'ai aimé dans ce livre.
Je terminerai cet article par un très court extrait de ce livre " Lorsqu'une femme enceinte parle d'un ancêtre, elle est le réceptacle de toutes les vies avant la sienne qui ont permis que son enfant soit conçu. Elle porte en elle un Univers passé - celui des générations qui l'ont précédée -, mais aussi futur - celui des générations qui vont suivre. Elle devient le maillon d'une chaîne ininterrompue depuis des milliers et des milliers d'années. Et depuis presque aussi longtemps, près d'elle, avec elle, la sage-femme qui connait ce secret l'aide à extraire la vie qu'elle a créée, accueillie, portée en elle." Chantal Birman.
MERCI MADAME.
Léa BENCOIL
01/08/2013
SOIE - ALESSANDRO BARICCO
Si vous le croisez passez lui le bonjour cela fait une éternité que je ne l'ai pas vu lui et sa clarinette !J’ai toujours eu envie d’inventer quelque chose. Je voulais dessiner, créer, modeler, travailler avec mes mains pour découvrir une chose comme une révélation et la partager avec les autres. Je voulais, je rêvais et mon personnage est arrivé. J’ose, par prétention sans doute et par mon âme d’enfant très présente, imaginer que la lutinerie sauvera le monde. C’est cette pensée qui m’a accompagnée au début du livre car parcourir le monde à la recherche de vers à soie est un métier insolite.
Voici quelques pensées sur ce livre...
Ce livre est une tendresse. Les personnages y sont touchant et donc attachant. Le monde est la maison d’Hervé Joncour et sa maison est celui d’une épouse aimante et pleine d’imagination. Ce livre propose un rêve à chaque fois que vous en tournerez une page. Des images viennent, des envies qui vous maintiendront dans une « en vie ». Et dans le silence des rêves auxquels nous assistons la nuit dans notre sommeil, parfois impuissant, vous aimerez assister à votre propre lecture, considérant toute tentative d’agir comme impudique…
02/12/2012
Bien plus tard dans ma lecture ... "L'année où j'ai vécu selon la Bible" de A.J Jacobs au éditions Babel
Je n'y arrive pas ... Il pèse lourd dans tous les sens du terme ...
Pourtant j'aime les fins. Joyeuse ou triste j'aime la fin et j'aime terminer les choses. Mais là ... pfff... que ce livre me laisse en paix ! Qu'il arrête de me regarder avec ses coins abîmés et sa couverture bleue, je n'en peux plus ! Ne me regarde plus livre ! Je te brandi telle la canne de Moïse pour que tu ouvres la porte vers un ailleurs ! Je me suis jetée à l'eau avec toi en pensant aller jusqu'au bout ... mais non. Non, non, non et non ! Un peu de bon sens même si je suis lente à la colère, tu m'énerves. Tu es trop long.
J'en peux plus ...
Tu m'as dit que deux femmes étaient mariées au même homme. Mais quelle horreur ...Tu m'as "offert" une odeur tout au long de ce livre : celle de la Mandragore. Et un prénom qui m'a trotté en tête : Joseph. J'écris sur ce livre mais je me dis que cela va être un fiasco, c'est sûr, vous n'aimerez pas ce billet qui ne sera pas doux.
Je me concentre pour essayer d'écrire quelque chose qui pourrait intéresser quelqu'un. C'est difficile. Pourtant après tant de temps passé à te feuilleter je devrai avoir quelque chose à dire sur toi. Quelque chose d'autre que la colère. Mais non tout me révolte ! Ce livre révèle la femme rebelle que je suis ... pourquoi pas ... après tout pour ceux qui me connaitraient ça pourrait coller... ou pas.
Soyons réalistes et arrêtons de mettre la femme là où elle n'a pas sa place.
Ce livre et moi ça ne colle pas ... Nous nous sommes énervés beaucoup de fois, émus parfois. J'entendais même les entres pages me crier "oublie moi!".
Je continuerai avec "en la septième année la Terre aura son repos sabbatique..." Lévitique 25,4.
Alors là c'est génial, tous les sept ans il faudrait donc arrêter de travailler pendant une année. Ceux qui ont déjà eu la chance de prendre une année sabbatique vont bien rire s'il ne savent pas d'où vient ce terme. Comme dans les semaines, le septième jour n'est pas travaillé. C'est pareil pour les années. Il paraitrait même que de grandes choses se produisent...
Je me suis mise à regarder mes 7 ans. Oui d'accord . Puis mes 14 ans, bon d'accord aussi. Arrivée à mes 21 ans cela devient évident, les 28 je ne vous en parle même pas et les 35 je suis en plein dedans ! Évidemment cher lecteur tu n'es pas mon psy donc je t'épargnerai le détail de ma trente cinquième année. Je continue. Durant cette année on ne doit pas travailler et on doit effacer ses dettes ... Nous sommes en 2012, c'est la crise, l'Europe a des dettes de partout ... et si nous les effacions ... bin quoi ? Je continue, enfin j'essaie, car à 42 et 49 il parait que c'est le feu d'artifice : crise de la quarantaine, jubilé, restitution, un gros point à faire pour passer à la suite de ta vie de manière plus sereine. Ok là, vous vous y retrouverez peut-être un peu... ou pas.
Mais vous vous perdrez à nouveau quand un peu avant la page 200 l'auteur abordera la sexualité. Soutenez-le avec des gâteaux de raisin, j'aurai eu envie de dire des gâteaux de raison. Tendez lui des pommes pour qu'il soit ranimé car il est malade d'amour. L'amour c'est finalement le sujet de ce livre. Si si j'insiste. L'amour de l'auteur pour son projet, l'amour de l'auteur pour son épouse. Je pense que cet auteur est plein d'amour sincère envers son projet et que sans cet amour ce livre n'aurait pas vu le jour. De la conception, naissance à la création et la mort en passant par le mariage, l'adultère, la polygamie, le célibat, la nourriture, l'apocalypse, tout est abordé dans ce livre et vraiment il demande énormément de temps pour être lu. Deux années ça parait long mais je l'ai laissé de côté souvent parce qu'il m'arrivait des évènements semblables à ceux du livre, j'ai pris peur parfois. Évidemment la seine ne s'est pas ouverte devant moi mais des portes impossibles à ouvrir se sont légèrement ouvertes. Le temps d'ouvrir entièrement la porte et d'entrer ça pouvait prendre une journée ou trois semaines. Impossible de lire ce livre pendant ce temps là, il fallait que j'acte.
"Oublie moi ! Nous deux c'est terminé !" Et c'est reparti pour un tour de lecture ou plutôt de "je t'aime moi non plus". Pourtant c'était bien parti, mais là, au bout de deux ans, je te quitte ...
Vous aurez bien compris que j'ai adoré ce livre, mais que je suis une grosse feignasse pour le finir ... je l'ai beaucoup aimé et si vous lisez cette phrase, la dernière de ce billet (pas) doux, c'est que vous avez lu tout le message ... merci.
12/01/2012
Nouvelle Interview de Vincent Godot - Profession : professeur de dessin - illustrateur
Aujourd'hui, à cette minute même, là où vous êtes maintenant, à cet instant précis... pas avant,ni après, juste ici et maintenant: levez les yeux et trouvez la première chose qui croise votre regard : les Halles? ... Bastille?... Porte d'orléans? ... il est 22h45 ? ou 13h39? ou 1h du matin?... pour moi c'est une image et pour vous ?
Pourquoi lisez-vous ?
Parce qu'il parait qu'il le faut. Parce qu'il parait que pour avoir une discussion correcte avec des gens il faut avoir beaucoup lu. Des livres, beaucoup de livres. Des livres d'histoires, des livres sur l'Histoire, des livres sur ceux qui écrivent des histoires. Il faut lire pour savoir parler... c'est ce qu'on m'a toujours dit... Je ne sais pas vraiment pourquoi. Mon plus vieux souvenir de lecture remonte au CM2. Je devais apprendre un poème. Les fables de Jean de La Fontaine. Je n'aimais pas l'école. Mais j'aimais ma prof quand elle parlait des poèmes. Elle nous demandait d'illustrer le poème. Et ça, ça me plaisait. Je crois que c'est le dessin qui m'a amené à la lecture. Et certainement à mon métier.
Quel est votre livre préféré ?
Les Fables de la Fontaine. Et tout type de lecture courte.
Pourquoi ?
Et bien parce que les histoires courtes me permettent de rêver dans l'instant et d'imaginer des images que je dessine rapidement après avoir lu pour ne pas les oublier car j'ai une assez mauvaise mémoire.
Achetez vous souvent des livres ?
Très très souvent vu que je lis des histoires courtes. En fait c'est super car les histoires courtes évitent la lassitude, j'en ai plein et je peux les relire souvent sans me décourager. Et du coup comparé à vous et bien lors de soirées je ne ressorts pas de vieux titres de livres que tout le monde a oublié ...
ha mais ...
Vous êtes vexée Léa ?
non, non ... continuez
(rires)
Lisez-vous tout de suite les livres que vous achetez ?
Oui ! c'est l'avantage des lectures courtes. On peut les lire dans l'instant présent. ça permet de se projeter assez vite dans un imaginaire et même si j'ai la chance de faire un métier ou l'imagination est tout le temps sollicitée, j'ai besoin après mes cours de dessin de m'évader par la tête et de laisser mes mains de côté pour qu'elles se reposent de dessiner.
Pouvez-vous décrire votre façon de lire ?
J'aime lire partout avec une préférence au milieu de la foule. Par exemple sur un grand boulevard. En plein milieu du trottoir. Je m'y plante et je lis debout au milieu de tous ces gens qui courent. Je me fais bousculer, enfin je crois, parce que quand je lis comme ça j'ai l'impression d'être amoureux. Vous vous rappelez du film "quatre mariage et un enterrement ?"
Oui, je ne risque pas de l'oublier ...
La scène où Andie Macdowell vient sonner à la porte de Hugh Grant. Il pleut. Elle ne sent rien. Je crois que je suis dans un état d'amour quand je lis. Mes lectures me servent aussi pour mes cours et mes illustrations, je puise dedans pour trouver de nouvelles idées de thèmes pour mes élèves en manque d'inspiration.
Que doit contenir un livre pour que vous le lisiez jusqu’à la fin ?
Déjà je dois avoir un bon contact avec l'objet. J'aime le papier glacé bien épais à l'extérieur et le vieux papier fragile à l'intérieur. J'ai l'impression d'avoir un trésor entre les mains. Et puis il y a l'odeur. Des fois l'encre des livres sent fort. Du coup je peux me balader dans une librairie le nez au vent à parcourir les rayons comme un chien qui flaire ...
C'est bon on a compris!
Mais je n'ai pas de chien vous savez !
Aimez-vous lire ?
Je ne sais pas ce que cache votre question Léa ! Mais je vais essayer d'y répondre le plus honnêtement possible. Je suis un homme âgé qui a aimé beaucoup de femmes dans sa vie. Je n'ai pas su faire autrement. Alors je l'ai assumé. Mon rapport aux livres, j'allais dire ma relation avec les livres, ressemble alors de près ou de loin à ma vie amoureuse. Mes livres sont mes femmes et mes dessins sont mes enfants.
Attention cet homme drague les livres ...
Léa BENCOIL.
22/12/2011
Plus tard dans ma lecture ... "L'année où j'ai vécu selon la Bible" de A.J Jacobs au éditions Babel
Ce livre est une « bombe » d’émotions et d’évènements que vous finirez vous même par provoquer. J’hallucinais ! Et j’hallucine encore car je n’en suis qu’à la page 391 sur 506 !
Sur le chemin de ma lecture "L'année où j'ai vécu selon la Bible" de A.J Jacobs. Editions : Babel
Léa BENCOIL
La suite de ma lecture "L'année où j'ai vécu selon la Bible" de A.J Jacobs. Editions : Babel
Au contraire… ça a prolongé mon calvaire !
Un vrai supplice pour moi de me lancer dans cette lecture à rallonge. Le mot calvaire est un peu fort, car qui a-t-il de plus merveilleux que d’avoir la liberté de lire et de s’arrêter de lire quand on veut ? Mais c’était vraiment difficile de lire longtemps sans être interrompue par ce sommeil et ses pensées imagées...
13/03/2011
MENTSCH alors! On va enfin savoir!
"MON FILS TU SERAS UN HOMME!"...Combien de mères ont entendu sortir de leur bouche cette phrase ?
Combien de paires d'oreilles masculines ont entendu : "mon fils, la seule chose qu'on te demande...c'est d'être un homme..."
Toutes. Soyons clair(e)s.
Mais être un homme c'est quoi ? Il n'y avait que mon ami Sacha qui pouvait débarquer de bon matin pour m'offrir un livre au titre explicite "Comment se comporter en Mentsch et pas en shmok" de Michael Wex. Les premières pages m'ont parues compliquées, partant dans des explications et recherches dans le passé et ne faisant qu'accentuer mon impatience. Lorsqu'enfin le titre du chapitre "Qu'est ce qu'un shmok?" apparu sous mes yeux ! Les premières pages tournées dans des éclats de voix j'ai pensé : "ce livre ne finira pas dans la broyeuse". J'ai donc dû poser le livre et me mettre en situation. Péots, chapeau, et morceau de salade entre les dents ! En route vers le bonheur !
Léa BENCOIL
29/01/2011
Marcelle Labelète - Profession : croqueuse de pommes
Mesdames et Messieurs accueillons comme il se doit Marcelle Labelète, croqueuse de pommes connue à travers le monde des fabricants de jus de pommes. Merci de croquer brillamment et bruyamment une pomme en dégustant cette nouvelle interview !crrrrrrrroc !
Pourquoi lisez-vous ?
Je lis pour comprendre les mots. En fait je lis parce que je me sens bête. J’ai l’impression de ne pas connaître grand chose. L’histoire m’intéresse moyennement, les dates sont si nombreuses qu’elles me donnent la nausée. La géographie me fait perdre la tête sans une bonne boussole. Je repense à mes cours de latin, je ne comprenais rien. Maintenant je ne sais pas pourquoi mais le moindre mot me passionne, par exemple : fourchette ou couteau ou rébarbatif sont des mots passionnants quand on les observe à la syllabe ou à la lettre. Surtout rébarbatif. Qui vient de l’expression « barbe contre barbe » passionnant quand on sait qu’aujourd’hui on utilise ce mot pour quelque chose qui nous ennuie, qui se répète… « barbe contre barbe »…zut alors les femmes ne peuvent donc pas connaître cette expérience géniale de la barbe contre la barbe. J’ai longuement pensé qu’on pourrait remplacer la barbe par les poils pour que cette expression devienne unisexe. Car pour certaine la barbe se situerait au niveau des mollets. Pourquoi je lis ? Parce que c’est unisexe, parce que ça permet de passer le temps dans le métro, parce que la société nous dit depuis des années : « lire c’est bien », ok alors lisons mais pas comme des brebis. Je veux lire du feu ! Je veux lire du fou rire ! Je ne veux pas m’ennuyer c’est tout !
Quel est votre livre préféré ?
Une Bible.
Pourquoi ?
Parce que c’est le seul livre que je ne pourrai jamais finir et jamais entièrement comprendre.
Achetez vous souvent des livres ?
Alors ça c’est une super question parce que si j’avais de l’argent j’en achèterai des tonnes, tous ceux sur lesquels mes yeux se poseraient. Je ferai construire une énorme bibliothèque pour les ranger. Mais cette question m’amène à une pensée. Imaginons que je ne travaille pas. Je lis un livre. J’écris et développe ce que je ressens à chaque passage intéressant et en fait une sorte de « sous-livre ». Du coup je mets deux fois plus de temps pour lire un livre et donc je lirai deux fois moins de livres dans une vie qu’une personne qui ne rédige pas de notes au cours de sa lecture…Je me demande pourquoi, encore une fois, je pense que je pourrai faire cela parce que j’ai l’impression ne pas savoir autant de choses que la plupart des gens ? Où est votre divan chère Léa ? Vous m’avez fait le coup du serpent à sonnette c’est ça ? (rires)
Lisez-vous tout de suite les livres que vous achetez ?
Cela dépendra du livre. En fait si j’achète un livre c’est que j’ai envie de le lire. Reste à savoir à quel moment ? Je peux acheter un livre en aillant un autre livre en cours.
Pouvez-vous décrire votre façon de lire ?
Je prends le livre entre mes mains. Je fais défiler les pages très rapidement pour assouplir le livre. Je le sens. Il m’arrive de tout faire pour qu’il ait une odeur familière. Je peux le laisser sur une table ou même dans un placard avant de le lire. J’aime lire en même temps que je suis dans le métro en train d’écouter la conversation des gens qui sont à côté de moi, d’ailleurs s’ils pouvaient parler moins fort ça m’arrangerait parce que ça me perturbe drôlement. Parfois je mélange leur conversation avec l’histoire du livre, ça peut donner des choses assez incroyables : « il arrivait la pédale au planché à 200 à l’heure lorsque, tu as pensé à faire le gratin de courges pour ce soir, elle avait les phares en pleine face, n’oublie pas qu’ici on est à Paris et qu’à Paris les gens ne sourient pas dans le métro… » Finalement ça pourrait donner des idées à des auteurs en mal d’inspiration de se poser dans le métro…avec un bon bouquin bien sûr !
Que doit contenir un livre pour que vous le lisiez jusqu’à la fin ?
Je crois que ça tient à la construction, comment le sujet est amené et l’histoire développée. Une façon d’écrire simple et bien ponctuée me laisse prendre le large et rêver.
Lisez vous les livres les uns après les autres ?
Plusieurs à la fois. Je trouve ça marrant parce que lorsque quelqu’un vous demande si vous avez lu le dernier Paulo Coelho et que vous dites : « ha oui celui dans lequel la courge est l’héroïne ! » Vous ne laisserez personne indifférent ! (rires)
Aimez-vous lire ?
(Grand soupir)
Je ne sais pas. Vraiment je ne sais pas. Je cherche encore. Le savoir ne passe pas que par les livres. La parole partagée m’éclaire sur beaucoup de choses.
Merci à Marcelle Labelète pour sa disponibilité. Mon divan est le votre.
Léa BENCOIL.
16/01/2011
Enfants

Ma chère Lise,
Si ta vie commence à ta naissance il faut que tu saches où commence ton histoire.
Sur la carte elle se situerait vers Chambéry, Biscarosse, Sydney et Constantinople.
Sur la carte du tendre elle se situerait vers la Nouvelle Amitié réunie par des Terres.
Ces terres dans lesquelles on enfonce les ongles, les doigts et parfois qu'on porte à notre bouche pour en goûter sa saveur et sentir son odeur. Ces terres qui font couler du sang de nos veines et qui nous font être en vie. Du sang de nos racines.
Si ta vie commence à ta naissance, il faut que tu saches où sont plantées tes racines et quelles Terres elles traversent. Imagine-les pousser à travers les sols.
Sur la carte elles relieraient la Bretagne à la Turquie.
Ces Terres si différentes desquelles on emporte des saveurs qu'on garde sur un morceau de tissu pour le porter à ses narines et en sentir ses Terres.
Sur la carte du tendre elles pourraient être l'Oubli et la Confiante Amitié séparées par la Mer Dangereuse.
Ta vie pourra-être mille et une vies portées en toi...
Tu dois savoir que tu as été une surprise et que tu ne pourras être qu'une excellente surprise...puisque tu n'es pas encore née.
Léa BENCOIL
07/10/2010
L'année où j'ai vécu selon la Bible de A.J Jacobs. Editions : Babel
ça pourrait être une révolution capillaire...pileuse
ça pourrait ressembler à une confiture de douceurs...
ça pourrait être une agitation
ça pourrait être un frisson à cause d'une fenêtre mal fermée
mais c'est un livre de plus de 400 pages
et je ne sais pas comment ce livre a fait pour me mettre, non pas hors de moi au point d'avoir envie de le tuer tellement il est long mais presque en amour pour une action qui semble farfelue en 2010. Qui ose faire ce qu'il a vraiment envie ? Qui ose mener ses projets jusqu'au bout ? Inciteraient-ils à la violence ou au bien être ? Est-ce de l'anarchie ou du respect pour soi ? Mais qu'est ce qu'on doit comprendre à travers ce libre livre ? Qu'on est toutes et tous en train de devenir...prisonnier de ce que nous avons créé ?
Un bout de papier, de l'encre...cela peut peser une tonne. J'aurai pu avoir envie de le trainer à terre ! de lui hurler dessus en lui reprochant sa lenteur, son poids, son manque de souplesse...même pas...d'une légèreté absolue...d'une souplesse de papier agréable au touché...le format parfait. Mais alors ? S'il ne m'a pas donné envie de le déchirer ou de le tremper dans le liquide vaisselle et qu'il m'a fait mettre de côté "Correspondance intempestive à la folie...pas du tout" c'est qu'il en a sous la couverture !
c'est une révolution capillaire...pileuse
c'est une confiture de mots doux
c'est une agitation des émotions
c'est un frisson car il y a un courant d'air
Léa BENCOIL
14/08/2010
Correspondance Intempestives à la folie...pas du tout. Editions : Triartis.
Est-ce que Catherine Lara est au courant que plusieurs d'entre nous auraient donné...leurs plus beaux ouvrages offerts, peut-être pas ils parlent de chocolat, leurs plus beaux souliers, peut-être pas ils sont les seuls à être beaux et à ne pas me blesser, leur plus inten
Voilà tout : leur plus intense ! Pas la plus niaise, la plus INTENSE !
Que malgré les eaux qui les séparent il pourrait être l'homme du reste de ses jours passés sur une autre terre, et que c'est insupportable ! Que malgré les bouteilles qui l'enivrent, elle pourrait courir vers lui, qui ne tient plus debout. Nos rendez-vous seraient des plus touchants. Plantés là à nous respirer, bouches à peine ouvertes. Nos paupières pleureraient de sècheresse de ne pas se fermer de peur de se perdre de vue...Nos retrouvailles ne dureraient pas des heures mais seraient des instants d'éternité...
Nos courriers seraient odorants et rouges...avant de nous amanter.
J'aurai imaginé que Catherine Lara écrirait des mots tellement forts que de la musique serait sortie de ses lignes, qu'ils m'auraient soulevé le cœur...mais d'un seul coup la liaison est brouillée et de nouveau je pense que l'omelette va finir en œufs brouillés...et je m'attends au pire avec la réponse d'Anne Sylvestre à...Colette.
À suivre.
Léa BENCOIL
08/08/2010
Nouvelle interview : Melle Cancan - Illustratrice

La mémoire de mon ordinateur gardait bien au chaud l'interview de Melle Cancan. Il fallait attendre le bon moment. Chère Melle Cancan, vos illustrations aux airs d'élastiques me donnent des tics ! J'ai envie de les regarder, un peu, beaucoup mais surtout à la folie !
Pourquoi lisez-vous ?
Pour changer d’univers, voir d’autres points de vue, pour apprendre et remettre en question mes idées reçues.
Quel est votre livre préféré ?
Le petit prince. C’est un livre avec lequel j’ai grandi, et avec lequel j’imagine bien vieillir, je le lis 1 fois par an, généralement quand je me sens un peu fébrile, il réanime mon imaginaire et me donne envie de me remettre à mes crayons.
Achetez-vous souvent des livres ?
C’est selon les périodes
Lisez-vous tout de suite les livres que vous achetez ?
Ça dépend du livre et de la raison qui m’a poussé à l’acheter, puis j’aime bien l’idée du bon moment, acheter un livre le ranger attendre qu’il vieillisse un peu.
Pouvez-vous décrire votre façon de lire ?
J’aime les bars, que se soit pour lire, écrire où dessiner, avoir mon café à coté, voir les gens passer les écouter parler, puis retourner à mes occupations. J’apprécie ces moments où je change d’univers dès que je lève la tête.
Aimez-vous lire ?
Je lis de façon périodique, j’ai un rapport étrange avec la lecture, pour moi lire a été longtemps synonyme de devoir d’école, lire un livre, faire des fiches, pour finir avec la fameuse interrogation écrite, beurk… J’aimais pas l’école.
Un jour j’ai décidé de me faire violence, comme toi je me suis forcée à lire et je me suis mise à dévorer toute ma bibliothèque, jusqu’à ce que je m’arrête net. Depuis j’évolue entre ces états boulimiques et anorexiques.
En ce moment c’est encore autre chose, car j’essaye de concrétiser mon plaisir d’écriture, du coup j’ai encore moins envie de lire, pour ne pas me frustrer ni m’influencer, je pense que j’ai besoin de me sentir à l’aise avec mon style avant de pouvoir lier les deux.
Je vous conseille vivement de consommer les illustrations de Melle Cancan, elles sont bonnes pour la santé. Un énorme merci bouche grande ouverte !
Merci à Melle Cancan d'avoir répondu.
L'illustration est de Melle Cancan.
Léa BENCOIL.
19/06/2010
Correspondance Intempestives à la folie...pas du tout. Editions : Triartis.

...Deux ans après, je l'ouvre...offert par un amour d'homme je m'attends à la plus délicieuse des lectures et me mets à rêver..."Madame Rêve"...de tout. J'y espère des lettres d'amour, des lettres d'amitié fusionnelle, des échanges codés, des éclairs de mots foudroyants entre les morts et les vivants...je m'imagine à mon tour répondre à des auteurs, des hommes politiques et leur retourner quelques phrases bien salées, en fait...je m'imagine régler des comptes ou être l'amour impossible de certains hommes désirés mais pas libres...drame et déception je n'arrive pas à me plonger dans ces rôles. Pire je me mets à hurler après ce livre : "c'est quoi cette mascarade!!!" je le tords, je le veux autrement que plat. Car pour l'instant c'est un œuf au plat qu'on m'a offert. J'aime les œufs au plat mais ils finissent toujours en œufs brouillés !! la suite ??? on verra, je compte le relooker pour lui donner un peu de vie. Pour l'instant je m'attendais à plus d'insolence de la part des académiciens, des journalistes, des artistes, des universitaires qui font de ce livre...un ennuie ! J'ai envie d'hurler et pourtant j'ai envie de le lire car je m'attends à ce que j'espère.
Léa BENCOIL
12/05/2010
Nouvelle interview : Maureen Boigen - Profession : psychothérapeute, psychogénéalogue.

Paris le 12 mai 2010,
Chères(ers) lectrices(eurs),
Mon voyage à travers la machine à remonter le temps s'est bien passé. Quelques secousses pour ne pas rater les millier de paysages s'offrant à mes billes. De ce voyage j'aurai ramené des recettes de cuisine, des photos, des lettres et des mots volants!
Si vous tentez ce voyage prenez soin de mettre des lunettes de soleil car la vitesse à laquelle vous franchissez les époques peut légèrement irriter vos yeux, quand on parle de vitesse de la lumière on comprend ici de quoi on parle.
Aujourd'hui je partage avec vous l'interview de Maureen BOIGEN, psychothérapeute, psychogénéalogue. Auteur du Livre : "L'expérience de l'arbre"
Pourquoi lisez-vous ?
J'ai toujours aimé lire depuis mon enfance, je dévorais les livres, j'avais hâte de terminer le livre et en même temps je reculais le moment du dernier chapitre, comme un regret d'avoir à le quitter.
Quel est votre livre préféré et pourquoi ?
je n'ai pas de livre préféré, j'aime les livres en fonction des auteurs ( en ce moment Eric Emmanuel Schmitt) j'ai beaucoup aimé Kundera à une époque... je cherche dans un livre un contenu qui soit intellectuellement consistant, qui fasse réfléchir tout en étant passionnant à l ire. J'aime les livres ( en dehors des ouvrages théoriques ) qui ont un fond historique, ou bien très psychologique ( F. Mauriac par ex)
Combien de pages contient-il ?
C'est variable, le nombre de pages ne m'intéresse pas vraiment, je vais du livre de poche à une centaine de pages à celui qui en contient 600 ou plus.
Achetez vous souvent des livres ?
Par période, j'achèterai tout le temps des livres si je ne me retenais pas, mais je me suis attachée depuis quelques temps à lire ceux que j'ai chez moi depuis un certain temps et qui attendent d'être ouverts, touchés, de pouvoir capter mon regard et mon attention.
Quel est votre endroit préféré pour lire ?
Mon lit.
Est ce que vous avez besoin d’être dans un endroit spécial pour lire ?
Plutôt chez moi.
Lisez vous les livres les uns après les autres ?
Non, parfois plusieurs en même temps
Enfin aimez-vous vraiment lire ?
OUI !
J'ai un gros regret dans ma vie, c'est de mourir sans avoir pu lire tous les livres !!!
Grand merci à Maureen BOIGEN d'avoir répondu à ces questions...
Léa BENCOIL
10/05/2010
plusieurs mois après...

Oh Scandale sandalettes !
Oh misère de mystère !
Mais que de temps passé devant un livre si aspirant ?!
Où étais-je ? Dans ce livre.
Combien de pages ? Peu importe.
Le sujet ? "L'expérience de l'arbre", comme le titre.
Dans l'arrosoir, des mots pour l'eau. Dans le tube de crème contre les brûlures, du miel.
Entre mes doigts un battement de cœur. Tout cela n'a tenu qu'à une seule chose...l'attention portée au rythme. L'attention à ce lien si fragile qu'est le battement. Le souffle. La respiration. La circulation de l'air dans ce corps.
Je n'ai pas eu envie de brancher mon aspirateur pour faire disparaître ce livre en poussière. J'ai eu envie d'être aspirée tout entière par les pages de ce livre. J'ai eu envie qu'elles me prennent dans leurs branches. Et le silence ? Non pas de silence il fallait écouter les feuilles craquer, le vent chanter leurs racines et seulement après le silence. Tendez l'oreille. Soyez à l'écoute car ce livre est bouleversant.
Titre : "L'expérience de l'arbre"
Auteure : Maureen Boigen
Éditions : Chiron
Quelle belle idée d'avoir pensé à écrire ce livre.
Si vous vous intéressez à votre famille, à vous, il sera peut-être une bonne carte de route...ou un bon décodeur.
Léa BENCOIL.
29/09/2009
Florence DANAIS - Profession : Conférencière nationale en Histoire et Histoire de l'art

Pourquoi lisez-vous ?
Pour me détendre, pour m’informer, pour apprendre, pour rêver…
Quel est votre livre préféré ?
Je n’ai pas de livre préféré. Il y a des livres que j’aime beaucoup, d’autres que j’aime moins et d’autres que je n’aime pas. Il y a des auteurs que j’aime plus que d’autres, comme par exemple Victor Hugo, Saint John Perse et Rimbaud. Quand je lis leurs livres, j’ai l’impression de partager leur vie. Alors je me documente sur eux, je lis leur biographie. J’en lis même plusieurs pour avoir plusieurs points de vue. Parfois, je vais sur le Net et je lis tout ce que je trouve et qui les concerne.
Pourquoi n’avez-vous pas de livre préféré?
J’aime la diversité. J’aime la poésie, les romans, la science, l’art, la philosophie, la psychologie. Je ne m’attache pas facilement. Quand je lis un livre que j’apprécie, ma vie entière est absorbée dans son univers. Dernièrement j’ai lu Les piliers de la terre de Ken Follet et je voulais que ce livre ne se termine jamais. Il arrive que je retarde la lecture de la fin d’un livre afin de rester dans son atmosphère plus longtemps.
Combien de pages contient-il ?
Le livre de Ken Follet contient environ 1000 pages. Longtemps, j’ai été effrayée par la longueur des livres, mais maintenant, j’ai compris que le rythme de la lecture dépend de moi. Souvent je lis vite, je passe sur les passages trop descriptifs sauf s’ils ont un intérêt poétique, je m’attarde sur les intrigues, je reviens en arrière… Après avoir lu un livre documentaire, comme ceux de Bill Bryson, ou bien comme les livres d’histoire de l’art que j’aime particulièrement, je creuse les sujets qui m’intéressent dans les encyclopédies. Je m’amuse en lisant. Lire, pour moi, c’est une récompense.
Achetez-vous souvent des livres ?
Je n’achète pas de livres très souvent. J’ai une bibliothèque qui date du temps où j’étais étudiante et qui contient les livres que j’avais achetés pour mes études. On y trouve Platon, Aristote, Descartes, Kant, Nietzsche, Hegel et bien d’autres philosophes…Mais depuis j’ai évité d’acheter des livres, d’abord pour une raison de budget. Je suis une adepte des bibliothèques. Quand j’habitais à Paris, j’allais dans les bibliothèques municipales, surtout à la bibliothèque Forney, une vraie mine d’or, un petit trésor sur les quais de Seine.
Lisez-vous tout de suite les livres que vous achetez ?
Oui. Mais parfois pas entièrement. Certains livres que j’achète sont destinés à être consultés ponctuellement… mais en ce qui concerne les romans, oui je lis tous les romans que j’achète.
Pouvez-vous décrire votre façon de lire ?
Au lit, dans le métro, dans le calme ou le bruit…
Quand j’habitais à Paris, je lisais beaucoup dans le métro. Pas un trajet de métro ou de RER sans un bouquin. Je n’ai jamais autant lu qu’a Paris, grâce au métro ; c’était mon salon de lecture. Je peux lire partout, assise, couchée, debout, dans le calme, dans le bruit… Il m’arrive même de lire en marchant dans la rue.
Que doit contenir un livre pour que vous le lisiez jusqu’à la fin ?
De l’esprit.
Lisez-vous les livres les uns après les autres ?
Pas forcement. Le plus souvent oui, mais de temps en temps, je lis plusieurs livres en même temps.
Aimez-vous lire ?
J’adore lire ! Mais ça n’a pas toujours été comme ça. Je n’aimais pas lire, mais je me suis soignée. Mon premier déclic a été Farenheit 451 de Ray Bradbury quand j’avais quinze ans. J’ai tellement eu peur de cette histoire où brûler les livres est une loi, où l’absence de pensée et de liberté d’expression est la norme, que je me suis dit qu’il fallait que je lise un maximum de livres. Alors, dans la foulée, j’ai lu Germinal de Zola et Le Rouge et le Noir de Stendhal et Madame Bovary de Flaubert, en me forçant à lire dix pages le matin et dix pages le soir dans mon lit… et là, le virus m’a pris… à ma grande surprise, moi qui ne pouvais pas lire plus de trois pages sans détourner mes yeux des pages, regarder dehors ou entamer une conversation, j’ai commencé à lire, lire, lire vingt pages d’affilée, trente, quarante… Homère, Kundera, Tolstoï… Je n’aurais jamais cru que ça m’arriverait à moi qui détestais lire !
Florence DANAIS
Conférencière Nationale en Histoire et Histoire de l’Art
Fondatrice de De la suite dans les idées & Cie www.assodelasuite.com
Directrice du Keiskamma Art Project,
un département du Keiskamma Trust, ONG apportant le soin a la personne en Afrique du Sud a travers le combat contre le SIDA, la pauvreté et le manque d’éducation, www.keiskamma.org
Florence DANAIS est Humaine. Mille mercis pour ce chemin de vie.
Léa BENCOIL
19/08/2009
Carolin - 45ans. Profession : anonyme perdu parmi la foule

Pourquoi lisez-vous ?
J’ai d’abord dessiné les lettres pour apprendre à écrire. Ensuite les mots se sont formés et ils m’ont parlé. Mon premier livre a été comme la découverte et la compréhension d’un tableau : un coup de lumière !
Je lis pour retrouver cette sensation de bien fait. Car lire me fait du bien. Je ne lis pas pour partager ma lecture, je lis pour mon savoir personnel. Je recherche quelque chose d’intouchablement spirituel. Qui n’a pas de mot et qu’il est difficile de partager. Je pense que j’aime lire pour me retrouver. Retrouver qui je suis, qui j’aurai aimé être. Car dans la vie professionnelle que j’ai on joue en permanence. Je lis beaucoup de livres inspirés d’histoires vraies pour me ramener à la réalité.
Quel est votre livre préféré ?
Un livre de cuisine.
Pourquoi ?
Il se rapproche assez de ma recherche de bien être physique et spirituelle. Il me nourrit intellectuellement, visuellement et papillement ! Je pense qu'un livre peut donner des frissons, donner soif, faim et donc cela se rapproche beaucoup de ce que notre corps peut éprouver à la lecture de certains livres.
Combien de pages contient-il ?
150. En fait je ne m'en rappelle plus car les livres que j'aime me paraissent toujours contenir très peu de pages, trop courts.
Achetez vous souvent des livres ?
Non enfin ça dépend de ce que je ressens des endroits où je passe. Et si je dois faire un cadeau je suis tenté d'acheter un livre pour moi, mon épouse ou mon garçon.
Lisez-vous tout de suite les livres que vous achetez ?
Assez rapidement en effet.
Pouvez-vous décrire votre façon de lire ?
Au lit, dans le métro, dans le calme ou le bruit…
Je lis partout dans toutes les positions. Je lis parfois pour me sortir d’une réalité trop difficile à affronter. Ensuite à mon retour dans la réalité je me sens plus fort.
Que doit contenir un livre pour que vous le lisiez jusqu’à la fin ?
Des beaux mots, même des jeux de mots !
Lisez vous les livres les uns après les autres ?
Parfois plusieurs à la fois et ça ne dure pas longtemps. Généralement je fini par me lasser de tout mélanger et j’abandonne même les livres…
Aimez-vous lire ?
Ça dépend des périodes de ma vie. De l’instant. De ma femme aussi ! Car elle me pique tous mes livres ! La seule avec qui je partage ces mots, de toutes les manières possibles et inavouables ici !
Merci à Anonyme et son épouse. Si si il faut bien le dire! Pas si perdu que ça...
Léa BENCOIL.
08/08/2009
"L'expérience de l'arbre" de Maureen Boigen - Editions Chiron
Dès les premiers mots du livre et au fil de sa lecture, je sais tout de suite ce qui m'intéresse dans ma quête ancestrale. Ma propre quête. Au début je suis partie chercher loin...ce qui est en moi.Au milieu j'ai compris qu'un arbre généalogique ne me suffirait pas. Mon histoire et ma géographie familiale manquaient :
il me fallait mon génosociogramme pour écrire la suite, vivre ce que j'ai à vivre : demain.
Ce livre remue, excite et émeut mon corps comme la veille d'une fête durant laquelle on recevra quelque chose de précieux...
Ici se seront des passes, mes passes.
Je n'ai jamais caché que la psychogénéalogie m'intéressait. Alors pour ceux qui me connaissent vous ne serez pas étonnés de savoir que je lis "L'expérience de l'arbre" de Maureen Boigen, aux éditions Chiron.
En fait, je n'écrirai rien de plus ce soir car ce livre, je ferai tout pour le lire le plus lentement possible. Il est un cadeau.
Léa BENCOIL.
17/07/2009
Nouvelle Interview...Sacha Danino: 33ans. Profession: auteur.
Mesdames, messieurs.Chers lecteurs, chères lectrices : notre interviewé du jour est de taille...1m77 environ.
Je vous prie de croire que ce qui va suivre est parfaitement, totalement assumé par ce provocateur, agitateur de mots, dévoreur de livres et cracheur de texte en permanence !
Pourquoi lisez-vous ?
Depuis ma venue heureuse sur cette planète, le livre a toujours été à mes côtés. Je ne me rappelle pas avoir vécu une seule journée sans un livre, excepté peut-être lors de cette misérable finale en coupe de coupe opposant le PSG au FC Barcelone.
Je ne me suis donc jamais posé la question « pourquoi lis-je ? ».
Pourtant, je vais quand même tenter d’essayer de m’efforcer de répondre à cette terrible mais néanmoins nécessaire question. Pour faire simple, lire est le meilleur moyen d’accéder au savoir. Plus jeune, je lisais beaucoup de romans, d’ailleurs plus par curiosité intellectuelle que par plaisir. Aujourd’hui, à l’instar de Jules César franchissant le Rubicon, j’ai passé un cap : je ne lis plus que des « ouvrages sur ». Lire, c’est connaître, c’est découvrir, c’est apprendre. Lire c’est comme emprunter la voie d’arrêt d’urgence sur l’autoroute de l’épanouissement personnel.
Lire, c’est enrichir son être, car le savoir est la première des élégances !!! Moi, je te le dis.
Quel est votre livre préféré ?
Mon livre préféré ? Impossible de répondre. Ce serait comme répondre à la question « quel est ton film préféré ? » ou « quelle fut ta meilleure soirée passée avec un homme ? ».
En revanche, certains livres ont constitué des charnières importantes dans ma vie intellectuelle. Le premier ouvrage qui me vient en tête, ils sont nombreux à faire la queue, a été écrit par un universitaire américain.
Le thème : les causes du déclenchement de la première guerre mondiale.
Malheureusement, j’ai oublié le titre. Pis encore, le nom de l’auteur.
Encore pire, j’ai oublié mes clefs chez le boulanger !
Pourquoi ?
Ce livre était formidable à plus d’un titre. Primo, il était puissamment bien écrit pour un universitaire. En effet, ces gens-là ne savent pas écrire. Ils se regardent écrire et en oublient généralement le lecteur. Deusio, ce livre traitait d’un sujet terriblement important. Aux yeux de la plèbe, ce thème appartient bêtement à l’Histoire, il est donc ennuyeux et soporifique. Au regard des seigneurs de la guerre, il s’agit du point d’achoppement entre le Passé et l’Histoire contemporaine, et donc avec notre Actualité (vous remarquerez l’utilisation judicieuse des majuscules). Qui veut comprendre notre monde doit connaître les origines de la première grosse connerie du XXème siècle. Tercio, ce livre corrobore une intuition que j’avais depuis longtemps sur les mensonges, ou tout au moins les carences, colportés par l’Education nationale sur la genèse de ce conflit, et sur l’Histoire en général. Il illustre un fait indéniable : la vie politique est infiniment plus complexe que certains idéologues et propagandistes veulent nous faire croire. Celui qui souhaite manipuler la masse, falsifie l’Histoire. Classique.
Combien de pages contient-il ?
Un certain nombre.
Achetez-vous souvent des livres ?
Malheureusement, depuis mon adolescence, je suis victime d’une maladie qui m’interdit de posséder quoi que se soit, y compris des livres. C’est mon côté « juif errant », alors que je suis athée et que je paye des impôts locaux conséquents. Conséquence : je vais à la bibliothèque. Donc, je me repose la question, mais de la manière suivante « empruntez-vous souvent des livres à la médiathèque ? ». Malheureusement, au rayon des « livres intéressants pour personnes curieuses », les bibliothèques sont relativement pauvres. Donc, au final, je suis condamné, pauvre homme que je suis, à acheter en librairie.
A quelle fréquence ? à 345 hertz ! Ce qui correspond, en termes profanes, à « très souvent » !
Est ce que vous lisez tout de suite les livres que vous achetez ?
Quand je vais au restaurant, affamé comme un fauve ayant chassé sur plusieurs centaines de kilomètres dans la pampa javanaise, et que je commande une merveilleuse entrecôte saignante béarnaise avec des frites bien grasses, je désire la dévorer sur le champ. Normal ! Et bien quand j’achète un livre qui me semble passionnant, c’est pareil, je n’ai qu’un seul désir : le mordre furieusement, et ce dans l’instant. Et oui, malgré les apparences, je ne suis qu’un homme.
Quel est votre endroit préféré pour lire ?
Sur les fesses d’une jolie blonde, quand elle est sur le ventre, bien entendu ! Sérieusement, j’aime bien les jardins (quand il ne pleut pas), dans un café (je veux dire « dans un bar », parce que dans un café, c’est dégueulasse et puis ça colle), dans le métro (j’ai l’impression de gagner des points de vie), sur une chaise électrique, en attendant un rendez-vous amoureux. En revanche, jamais, mais jamais, non jamais, je ne lirai dans un lit. J’ai horreur de lire en position couchée, ni même uriner d’ailleurs, je trouve ça peu élégant. Je sais que beaucoup de gens aime lire au lit, mais moi, dans un lit, je préfère caresser les cuisses fermes de…euh, je m’écarte, laissons tomber…
Avez-vous besoin d’être dans un endroit spécial pour lire ?
Si t’avais bien lu ma réponse ci-dessus, tu ne m’aurais pas posé cette question !
Que doit contenir un livre pour que vous le lisiez jusqu’à la fin ?
Un bon livre, sous-entendu « un livre qu’on a envie de lire jusqu’à la fin », doit me donner l’impression de m’enrichir intellectuellement à chaque page. Si un seul chapitre est vide de savoir, alors mon attention chute comme une vieille pucelle lancée du haut d’un sommet enneigé. En fait, le seul véritable ennemi de la lecture, c’est l’ennui ! Un peu comme dans la vie d’ailleurs. Pour le foot et le sexe, c’est pareil aussi.
Lisez-vous les livres les uns après les autres ?
En effet, je préfère lire un livre à la fois. Cependant, il m’arrive d’en lire plusieurs en même temps, si et seulement si c’est le même livre. En fait, la question devrait être «Vous arrive-t-il de commencer plusieurs livre en même temps ? ». Laissez-moi y réfléchir un instant. Je répondrai par l’affirmative. Il m’est arrivé de le faire, parfois. Cependant, je n’en garde pas de bons souvenirs. En effet, lire plusieurs livres revient à avoir un harem et devoir honorer chacune des concubines avec la même passion. A mon âge, c’est malheureux de l’écrire, mais c’est épuisant !
My best friend: Sacha Danino.
Honneur à toi Oh Toi qui a parlé sur mon Blog. Ta démesure sera récompensée!
Auteur. Co-auteur de l'adaptation "Le Tour du Monde en 80 jours" de Jules Verne mais pas seulement, ils remettent ça avec "Mission Florimont" !
Léa BENCOIL.




